Hristijan Risteski annonce un nouvel album

Sylvain

Le saxophoniste et clarinettiste macédonien basé à Graz Hristijan Risteski a sorti aujourd’hui le premier single de son premier album, et c’est le genre d’introduction qui vous indique exactement où va ce disque – enraciné, personnel et sans hâte.

Je garde un demi-œil sur Risteski depuis que j’ai entendu parler pour la première fois des séances pour Danse des eauxson premier album solo qui sortira en octobre 2026 sur CD, LP et sur toutes les principales plateformes de streaming. Aujourd’hui, il a sorti le premier single, « Coming Home », accompagné d’une vidéo qui l’accompagne, et cela nous donne notre première véritable idée de ce que ce quatuor a construit.

La propre histoire de Risteski traverse la pièce. Il a commencé la clarinette en Macédoine, complétant des études classiques avant de se tourner vers le jazz et le saxophone, et a finalement trouvé son chemin à Graz, où il a étudié à l’Université de musique et des arts du spectacle (KUG) et s’est installé sur la scène jazz de la ville. Inspirée par des souvenirs d’enfance et un sentiment d’émerveillement, la pièce est construite sur une séquence répétitive de quatre accords avec une mélodie diatonique de type folk. En son centre se trouve l’interaction naturelle entre deux rythmes macédoniens traditionnels, 7/8 et 11/8, s’emboîtant l’un dans l’autre avec une fluidité qui ne ressemble jamais à une démonstration de technique. On a simplement l’impression que la musique voulait aller là où elle voulait aller.

Le Quatuor derrière lui mérite qu’on s’y attarde. Le pianiste Marko Churnchetz, le bassiste Hrvoje Kralj et le batteur Chris Smith rejoignent Risteski sur un disque façonné autant par son histoire personnelle que par sa musicalité. Kralj est un ami de longue date et ancien colocataire qui a soutenu Risteski tout au long de ses premières années à Graz ; Churnchetz était quelqu’un que Risteski avait entendu en live avant de travailler avec lui sur une session à Ljubljana et qui était attiré par sa sensibilité et son instinct ; Smith, le seul Américain du groupe, apporte sa propre énergie en première ligne. Risteski a construit le line-up avec cet album en tête, puis a passé neuf à dix mois à jouer en live avec le groupe avant d’entrer en studio – dates en club, apparitions en festival, véritable alchimie gagnée plutôt qu’assemblée. Fait révélateur, les charts finaux n’ont atteint les musiciens que dix jours avant l’enregistrement, donc une grande partie de ce qui a fini sur la bande a été rencontrée par le groupe presque en temps réel.

Cet équilibre – un groupe de travail avec une profonde confiance, rencontrant du matériel véritablement nouveau – est le moteur de Danse des eaux. L’album a été enregistré au studio ArteSuono en Italie avec Stefano Amerio au bureau, et à travers ses neuf compositions, il aborde les thèmes de l’identité, du changement et du mouvement, traçant une recherche de lien entre les traditions musicales et l’expérience vécue. En tant que compositeur, Risteski travaille à partir d’idées plutôt que de formules – un rythme, un fragment mélodique, une forme harmonique laissée à se développer selon ses propres termes – en s’appuyant sur du matériel classique et des mètres impairs macédoniens sans jamais basculer vers l’académique. « Coming Home » est une première fenêtre appropriée sur ce monde : chaleureux, aux accents folk et construit sur des rythmes qui signifient clairement pour lui quelque chose au-delà de leur intérêt technique. La vidéo diffusée parallèlement au morceau s’appuie sur cette même chaleur, donnant à la musique un cadre visuel plutôt que de la concurrencer.

Avec le single et la vidéo maintenant sortis, et le disque lui-même restant à venir en octobre, cela ressemble au début d’une campagne construite autour de singles, de vidéos et de dates live menant à l’album proprement dit. Dès que Danse des eaux est sorti, nous publierons notre critique ici sur Jazz in Europe.

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Rencontrez Sylvain, l'âme derrière Version Standard.

En tant que fondateur et éditeur en chef, Sylvain inspire et guide l'équipe avec une passion indéfectible pour le jazz. Ses contributions reflètent une vision claire et déterminée pour un média qui encourage l'appréciation, la découverte, et le respect des traditions du jazz. Sa connaissance profonde du genre et son dévouement à la culture du jazz l'ont amené à créer Version Standard en 2020, combler une lacune dans le paysage numérique et offrir aux amateurs du jazz une plateforme inclusive et exhaustive.

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