Nouvelle version vendredi, mises à jour de la playlist de cette semaine.

Sylvain

Quatre disques cette semaine couvrent du jazz cosmique, un hommage au jazz-funk et deux albums que j’ai signalés la dernière fois et qui méritent toujours votre attention. Voici ce qui a atterri.

Mama Terra – La baleine plonge profondément

Mama Terra, le groupe de jazz spirituel écossais dirigé par le pianiste Marco Cafolla et le saxophoniste Konrad Wiszniewski, a sorti son deuxième album studio, Inner Space, sur Acid Jazz Records. Le disque s’appuie sur le son « mélodie et poche » qui a fait leurs débuts dans les charts, en ajoutant des arrangements de cordes cinématographiques des Ayoub Sisters et une narration orale de Conrad Roberts, collaborateur de longue date de Miles Davis. C’est un disque plus complet et plus atmosphérique que le premier, et qui pousse les racines du jazz cosmique du groupe plus loin dans le territoire néo-soul sans perdre le groove qui en est le centre. Les détails et les liens de streaming sont disponibles sur la page du groupe via Acid Jazz Records.

Seamus Blake – Les verts méchants

Seamus Blake, vainqueur du Thelonious Monk International Jazz Saxophone Competition et l’un des ténors les plus polyvalents travaillant aujourd’hui, s’éloigne de son terrain post-bop habituel sur cette nouvelle sortie pour Cellar Music Group. Le disque est un hommage à Eddie Harris, construit sur des grooves soul-jazz vintage traversés par une lentille de fusion moderne. La section rythmique de Blake est riche – Sam Yahel aux claviers, Tim Lefebvre à la basse électrique, Corey Fonville à la batterie – avec Dawn Pemberton ajoutant le chant. Blake lui-même travaille un EWI et des effets de vocodeur aux côtés de son ténor, correspondant à l’esprit agité et croisé des genres de Harris plutôt que de simplement le couvrir. Disponible maintenant via Cellar Music Group.

Poursuite – Nicholas Payton et Butcher Brown

J’avoue que j’ai fait une double prise quand celui-ci est arrivé. Nicholas Payton et Butcher Brown réinventent Une sorte de bleu et Un amour suprême car un seul projet de neuf titres sonne, sur le papier, comme le genre d’idée qui devient soit un moment fort de sa carrière, soit un récit édifiant. Ayant siégé avec « Pursuance » à plusieurs reprises maintenant, je suis fermement dans le premier camp.

L’album, Un bleu suprêmearrive numériquement le 24 juillet via Concord Jazz, suivi du vinyle le 14 août – programmé pour le centenaire de la naissance de Davis et de Coltrane. L’histoire derrière tout cela est l’un de ces heureux accidents sur lesquels le genre prospère : Payton s’est assis avec Butcher Brown lors d’un concert, a cité le thème d’ouverture de « Acknowledgement » sur le groove aux accents house du groupe, et à la fin de la nuit, il a envoyé un texto au batteur Corey Fonville : « Yo mec, on doit faire un disque ».

« Pursuance » lui-même, le troisième mouvement de la suite originale de Coltrane, est construit à partir d’une figure de basse d’Andrew Randazzo dans laquelle tout le groupe s’est enfermé sur place, Payton arrangeant à la volée et demandant une bande. Il n’y a pas de claviers sur la piste, ce qui lui donne une qualité plus sombre et plus exposée que ce à quoi on pourrait s’attendre, le ténor de Marcus « Tennishu » Tenney portant une grande partie du poids. Les traitements dub de l’ingénieur Alex de Jong, appliqués en direct pendant le suivi plutôt qu’ajoutés par la suite, façonnent l’identité du disque autant que le jeu. Les notes de la pochette proviennent d’Ashley Kahn, qui a écrit les livres définitifs sur les deux albums sources – une main appropriée à avoir sur celui-ci. Une critique complète de l’album est en préparation une fois Un bleu suprême est dans le monde – c’est un projet auquel je veux donner un espace approprié.

Rentrer à la maison – Hristijan Risteski

Le saxophoniste et clarinettiste Hristijan Risteski, né en Macédoine et basé à Graz, a sorti aujourd’hui le premier single de son premier album, et c’est une belle introduction sans hâte. « Coming Home » est la fenêtre d’ouverture sur Danse des eauxattendu en octobre sur CD, LP et streaming, et il vous en dit long sur la direction que prend le disque – enraciné, personnel, construit sur une séquence répétitive de quatre accords avec une mélodie diatonique et folk.

Ce qui m’a le plus frappé, c’est le langage rythmique : Risteski entrelace les mètres macédoniens 7/8 et 11/8 les uns dans les autres avec une fluidité qui ne s’annonce jamais comme une technique. Son quatuor – le pianiste Marko Churnchetz, le bassiste Hrvoje Kralj et le batteur Chris Smith – est un groupe de travail au sens propre du terme, ayant joué neuf ou dix mois en live avant d’entrer au ArteSuono Studio en Italie avec Stefano Amerio. Notamment, les charts n’ont atteint les musiciens que dix jours avant l’enregistrement, donc une bonne partie de ce qui était sur la bande était véritablement nouveau pour le groupe. Cet équilibre entre confiance profonde et matière fraîche donne à « Coming Home » sa chaleur. Je critiquerai l’album complet lorsqu’il sortira en octobre.

Liste de lecture Spotify de la nouvelle version

La playlist Jazz In Europe New Release présente des morceaux des nouvelles versions examinées sur Jazz In Europe. Mis à jour chaque semaine, c’est le meilleur endroit pour découvrir la musique sélectionnée par nos éditeurs, et non par des algorithmes. Suivez la playlist pour suivre le type de disques qui, selon nous, méritent attention et pour garder une longueur d’avance.

La meilleure façon de se tenir au courant de toutes les dernières sorties est de suivre la playlist sur Spotify.

Cliquez simplement sur le bouton ci-dessous.

Rencontrez Sylvain, l'âme derrière Version Standard.

En tant que fondateur et éditeur en chef, Sylvain inspire et guide l'équipe avec une passion indéfectible pour le jazz. Ses contributions reflètent une vision claire et déterminée pour un média qui encourage l'appréciation, la découverte, et le respect des traditions du jazz. Sa connaissance profonde du genre et son dévouement à la culture du jazz l'ont amené à créer Version Standard en 2020, combler une lacune dans le paysage numérique et offrir aux amateurs du jazz une plateforme inclusive et exhaustive.

Laisser un commentaire