Ce mercredi 19 août, John Deacon fête ses 75 ans. Bassiste original de Queen, il a contribué à créer certaines des lignes les plus reconnaissables du rock et a laissé sa marque sur la musique qui a traversé les générations.
Réservé en dehors de la scène, Deacon a toujours joué un rôle déterminant au sein des chansons. Sa basse servait de point de rencontre entre la batterie, la guitare, le piano et la voix, soutenant le rythme et assumant souvent le rôle d’un véritable crochet musical.
La basse devenue protagoniste
Un autre mord la poussière
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Dans un groupe connu pour la force vocale de Freddie Mercury, les solos de Brian May et l’énergie de Roger Taylor, Deacon a trouvé sa place précisément dans la précision.
Dans Another One Bites the Dust, sorti en 1980 sur l’album The Game, la basse présente pratiquement seule la chanson. La ligne créée par Deacon est née de son approche de la musique funk et soul et a fait du morceau l’un des plus grands succès commerciaux de Queen aux États-Unis.
L’apparente simplicité du riff fait partie de sa force. Peu de notes, de répétitions et un grand sens du rythme ont suffi à créer une signature sonore immédiatement reconnaissable.
L’impact demeure. Dans une enquête menée par Sky Arts en 2025, Another One Bites the Dust a été choisie comme la ligne de basse la plus mémorable parmi les participants.
Deux notes qui marquaient Under Pressure

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Un autre exemple est Under Pressure, une collaboration entre Queen et David Bowie sortie en 1981.
La célèbre séquence de basse qui ouvre la chanson est jouée par Deacon et est devenue l’une des intros les plus reconnaissables de la musique pop.
Le morceau est né d’une session collective entre Queen et Bowie, il ne faut donc pas l’attribuer individuellement au bassiste. Pourtant, la réplique interprétée par Deacon est l’axe autour duquel se développe tout l’enregistrement.
Outre ces deux chansons, leur influence apparaît à différents moments de la discographie du groupe. Deacon a également été le compositeur de classiques tels que You’re My Best Friend et I Want to Break Free, aidant Queen à incorporer des éléments de pop, de funk et de soul dans son répertoire.
Le membre le plus discret de Queen

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Deacon a rejoint Queen en 1971, à l’âge de 19 ans, devenant ainsi le quatrième et dernier membre du line-up classique.
Son profil contrastait avec celui de ses compagnons. Alors que Mercury, May et Taylor avaient des personnalités plus expansives, le bassiste a maintenu une posture réservée, sur scène et en dehors.
Également formé en électronique, il a ensuite développé l’équipement connu sous le nom de Deacy Amp, utilisé par Brian May dans plusieurs enregistrements.
La mort de Freddie Mercury a tout changé
Le retrait de John Deacon de la vie publique ne s’est pas produit immédiatement après la mort de Freddie Mercury en novembre 1991.
Le bassiste a également participé au concert historique en l’honneur du chanteur, à Wembley, en 1992, et a collaboré à l’album Made in Heaven, sorti en 1995.
Sa dernière prestation avec Queen a eu lieu en janvier 1997, à Paris, aux côtés de Brian May, Roger Taylor et Elton John.
La même année, Deacon participe également à l’enregistrement de No-One But You (Only the Good Die Young). Il s’éloigne ensuite définitivement des activités publiques du groupe.
Brian May a déjà déclaré que le bassiste avait profondément ressenti la mort de Mercury et que l’impact émotionnel de cette perte avait pesé sur sa décision de ne pas continuer.
Aujourd’hui, Deacon reste retiré de la scène et loin des projecteurs, bien qu’il continue d’être consulté sur les décisions importantes liées à l’héritage de Queen.
A 75 ans, son histoire permet de rappeler une des vertus de la basse : elle n’a souvent pas besoin de rivaliser pour l’espace pour être indispensable. Dans le cas de John Deacon, il suffit de quelques notes pour laisser une trace permanente dans l’histoire de la musique.
